Quelques repères biographiques



Depuis 2014, je développe une activité cinéma, m'appuyant sur les nouveautés techniques qui permettent de faire de l'image animée de qualité, avec un matériel léger. 

Mon père, Louis, directeur photo, notamment pour la télévision française, au cours des années 1950, 1960, 1970 m'a beaucoup appris sur la lumière et ses infinies subtilités.

Il m'a souvent parlé de Henri Cartier-Bresson, ce photographe qui s'effaçait derrière l'universalité de son propos. A 14 ans, il m'a emmené voir une exposition qui lui était consacrée. J'ai pris la photo de "Charonne" en pleine figure.

Après mon bac, en 1969, j'ai suivi les cours du soir de l'école de photographie de la rue de Vaugirard, à Paris, en même temps qu'un cursus de sciences humaines, à Nanterre puis à Jussieu.

A Nanterre, en 1969, j'ai eu comme professeurs Jean Rouch et Henri Langlois. L'apport de Jean Rouch à ma formation m'est apparu sous un jour nouveau, plus riche, en réalisant mes films à l'hôpital psychiatrique. Quelque part, je fonctionnais un peu comme l'ethnologue qu'il était. Cela a ravivé dans mon esprit quelques unes des problématiques fondamentales du cinéma : les rapports entre filmeurs et filmés ; la place de la fiction dans le documentaire ou réciproquement... 

Avec le recul du temps, je dois reconnaître que Jean Rouch a achevé de m'inoculer le virus du cinéma documentaire déjà bien présent dans mon milieu familial. Mais ce virus ne s'est réveillé qu'avec la révolution numérique, une révolution qui permet une indépendance de moyens, et donc d'esprit, incommensurable.

A Jussieu, en 1970, j'ai découvert l'intensité intellectuelle d'Althusser, dont certaines intuitions demeurent, selon moi, indispensables pour avancer vers un monde plus cohérent, ne serait-ce qu'en promouvant une économie fondée sur les coopérations et non plus les dominations, ce qui suppose de repenser les rapports entre l'individu et la société.

Mon parcours professionnel m’a fait cheminer du journalisme à la communication en passant par l’édition. J'ai fait - un peu - partie de ce que l'on  appelait les intellectuels communistes (sous-catégorie iconoclaste). Je me permets de préserver un petit coin de ma cervelle pour le maoïsme et un autre pour l'érotisme.

J'ai travaillé avec le député-maire de Vénissieux, André Gerin, notamment pour l'écriture de son livre "Les Ghettos de la République".

Ma carrière a commencé au quotidien Liberté, à Lille. Trente ans plus tard, j'ai choisi de m'installer dans le Nord, dont je ne suis pas originaire, mais que j'aime tant.

Ces derniers années, J'ai eu le bonheur de côtoyer André Thomazo, grand producteur de spectacles dans l'après-guerre, jusque dans les années 1990. Il fut notamment l'agent de Maurice Béjart, l’ordonnateur des spectacles de la grande scène de la fête de l'Humanité. Il a opéré des rapprochements et des échanges culturels à l'échelle de la planète entière.

A sa mort, en 2019, je me suis retrouvé en charge d'une foultitude de notes destinées à devenir une biographie. C'est mon ami Roland Huesca, professeur au département "Arts" de l'université de Lorraine qui s'est attaché à faire revivre cette "Vie extraordinaire d'un homme ordinaire", dans un livre qui porte ce titre et qui, derrière l'attachante personnalité d'André Thomazo, rappelle la magnificence culturelle et le rayonnement de la France au cours de ces années-là.

Aujourd'hui, plus que jamais, la photographie animée me rapproche de la danse et de l'expression du corps.

Jean Miaille



Je suis auteur notamment de :
« Drancy au fil de la vie » (photo et texte), ed. Atlas
« Calais dentelle, une passion à fleur de peau » (texte), ed. Graphein
« Les quatre saisons de l’Hérault » (photo et texte), ed. du Conseil général
« Vénissieux, un autre regard » (photo), ed. La Passe du vent


(Actualisation octobre 2021)

www.jeanmiaille.fr       contact