Les films ci-dessous sont le fruit de collaborations entre des danseurs, artistes, compagnies, et moi-même qui endosse le costume de producteur et réalisateur - sans m'encombrer des épaulettes commerciales.
Pour les artistes, la caméra est un moyen de se confronter à leur image, d'explorer des scénographies nouvelles, d'essayer des chorégraphies ou de se lâcher dans l'improvisation.
Le moment venu, ils montrent le résultat au public de leur choix, public qui déborde celui des fidèles des salles de spectacle ; public qui peut se sentir attiré vers elles ou, dans un autre sens, attiré vers la pratique dansante elle-même.
Pour moi, c'est un exercice d'écriture cinématographique passionnant. Je conçois chaque film comme un reportage. Je ne cherche pas à apporter, par le biais de l'image, une plus value artistique à la danse. Tout au contraire, je cherche à me fondre en elle pour inscrire son expression dans le mouvement de l'image.
Je ne cherche ni les artistes de renom ni les danses à la mode.
Dans le fond, c'est le mouvement lui-même qui m'intéresse, aussi bien pour le spectacle que pour ce plaisir tellement humain, universellement partagé, que peut être le libre mouvement de son corps.
C'est la raison pour laquelle j'ai bien volontiers accepté de filmer des gymnastes de Kharkiv et de Lille pour un simple film souvenir.
Je ne désespère pas de voir un jour les grands diffuseurs de l'audiovisuel regarder le mouvement de la danse non pas comme un élément décoratif, mais comme un séisme permanent de bonheur.
Jean Miaille

Voyez, et si à votre tour vous voulez venir devant la caméra, n'hésitez pas : contact




Deuxième jour de répétition (et de tournage) pour Johanna Classe et Johannes Leroy. La chorégraphie Outro Lugar reprend ses couleurs.



Petite escapade dansante et champêtre de Sarah Nouveau, jusqu'à ce drôle d'édifice, la fleur "Echappée", en plein coeur du conservatoire botanique national de Bailleul.



Des gymnastes ukrainiennes de Kharkiv on été invitées par la ville de Lille. Le voyage a été organisé par le département des relations internationales de la ville.
Les gymnastes ont été reçues par le club de GRS de la ville. Le club de Lomme et les gymnastes du Pôle Excellence Gymnastique Rythmique du Grand Lille ont participé à cette rencontre.
A l'issue du séjour, le 26 avril 2024, les gymnastes des deux villes ont fait une démonstration de leurs talents avec ferveur, au Palais Saint-Sauveur.
Une amie du club de Lille m'a demandé de faire ce petit film souvenir.




Qu'évoquent les murs nus d'une maison vidée de ses occupants ; les derniers objets abandonnés ? La poussière semble en effacer l'histoire.
Doucement la danse emporte l'indicible. Il n'y a aucune vérité à trouver, mais une présence qui met chacun devant sa propre histoire, dans sa propre maison.
Avec Celia, nous avons pu franchir la porte d'une telle demeure.




Johanna Classe et Johannes Leroy ont décidé de reprendre une chorégraphie, Outro Lugar, qu'ils avaient créée, il y a quelque temps. Ils m'ont invité à filmer leur "remise en jambes".
Premier jour de répétition et de tournage.




Korzeam et Wefokadance sont deux associations de l'agglomération lilloise qui invitent des danseurs de tous niveaux à s'initier aux danses d'Afrique et du monde.
Ce jour-là, Mathias Ganhounouto fait voyager ses danseurs vers le Benin, depuis Studios Nord, à Lille.




Initiation au Hip Hop avec Ludovic Tronché, salle des fêtes de Croix (59), dans le cadre du forum des générations Hip Hop, organisé par Sessions Concepts et la Cie Art-Track.



La plaisir de danser avec le beau temps dans le cadre très contemporain du parc des Dondaines à Lille. Marguerite Péchillon et ses élèves apportent un peu de souplesse dans cet univers très rigide.



Le haka, chant rituel Maori, est le célèbre cri de guerre des Alls Blacks, l'équipe de rugby de Nouvelle-Zélande.
Avant la coupe du monde de rugby, à Lille, Jérémie Crombeke est venu faire une démonstration de la puissance du Haka, Studios Nord, à Lille-Fives, avec Mélanie Plankeele et Jem Genesys.




Jem Genesys passait par là, moi également. Nous sommes allés dans l'un des studios de Studios Nord et j'ai filmé six plans de Jem improvisant.
Voici six extraits de ces six plans.




Mémorable séance de danses africaines, Studios Nord, avec Mathias Ganhounouto et Mélanie Plankeele, séance emmenée sur un rhythme d'enfer par les percussionnistes Pap gning, Mao Fall et Nicolas.
La dernière séquence, Diagonales, particulièrement, est un régal d'improvision. Elle fait fait preuve d'une ingéniosité et d'une expressivité chorégraphiques plus que réjouissante.




Avec les artistes de la compagnie Delfine Thelliez, nous avons obtenu l'autorisation du maire de Croix - que nous remercions - pour filmer dans les locaux du Tennis club des Flandres. La ville a récemment fait l'acquisition des bâtiments afin de rénover la magnifique architecture metallique dûe à Eiffel.
La chorégraphie de Delfine emplit à merveille la dimension majestueuse du lieu.




Célia et moi avons obtenu l'autorisation de filmer de nuit dans la chapelle de la Chartreuse de Douai. Un moment de pur bonheur.
Merci au service culturel de la ville de Douai et à la direction de la Chartreuse.




Je dédie ce film tourné pendant un cours de Marguerite Péchillon, à toutes celles et ceux qui aimeraient danser et qui n'osent pas. Apprendre à danser, c'est d'abord apprendre à se mettre en joie.



Pendant que l'une, Sarah Nouveau, danse, l'autre, Caroline Chopin, sculpte. Sarah se trouve dans une pièce et danse devant une baie vitrée, tandis que Caroline, à l'extérieur, écrase et sculpte de la terre sur la baie.
Il en résulte un singulier ballet, filmé pour l'essentiel en contre jour, où les gestes et le graphisme entretiennent un étonnant dialogue.




L'ancienne église Saint-Louis, de Tourcoing, devenue le Phare, lieu culturel, accueillait une battle de Hip Hop, à 3 contre 3, avec l'association Respect the artist before.
Pas du tout facile à filmer, mais passionnant.




Marie Leullieux aime danser, elle le dit. Elle aime improviser, elle le montre. Nous nous sommes retrouvés par hasard, Studios Nord. J'avais ma caméra. Marie s'est lancée...
Ceux qui étaient présents ce jour-là s'en souviennent certainement encore.




Sur le kiosque de Wambrechies, un pas de deux avec Amandine Dusart et François Debaecker, sur la célèbre chanson de Charles Aznavour : La Bohème.



La collectif Artimuse réalise des constructions éphémères en bois de cagette. Ils ont notamment édifié une grotte à Fresnes-sur-Escaut.
Ce décor a inspiré Sarah Duthille qui se livre à un libre parcours dans la grotte, accompagnée par le percussionniste Nicolas Chachignot.




Filmer dans les dunes, sur les côtes du Nord de la France, le jeu est périlleux. Fanny girard et Jeanne Revelli s'en sont donné à coeur joie. Nous aurions pu appeler ce film : Descente aux enfers...



Un clin d'oeil (très modeste) à la célèbre scène du labyrinthe de miroirs, dans le film d'Orson Welles : La Dame de Shanghai.
Filmé Studios Nord, à Lille-Fives, avec Marie Froumentin.




Tourné au Musée du Mont-de-Piété de Bergues, dans la salle désaffectée d'histoire naturelle vouée à disparaître, Jérémie Crombeke, Mélody Manceau, Sarah Nouveau renouent avec une mobilité sensorielle et dialoguent avec les animaux au travers des vitres, dans une lumière nocturne puis aveuglante.
Ce film fait partie d'une série de trois, dansés dans des lieux-phares des Hauts-de-Flandre, réalisés lors d'une résidence artistique sur la thématique du "corps en jeu".




Avec l'aimable autorisation du propriétaire de l'usine de dentelle qui porte son nom, Noyon, à Calais, Laureline Mialon danse au coeur des ateliers entre les gigantesque métiers leavers.
Le tournage s'est effectué sans musique. C'est au montage que le choix s'est porté sur le Lac des cygnes de Tchaïkovski, doublant le cliquetis des machines.




C'était un huit mai, au matin, dans un café du populaire quartier de Lille-Fives, l'Epi d'Orge. Les premiers clients arrivent. Sarah Duthille, Sarah Nouveau, Pascaline Verrier se retrouvent pour boire un café.
La télévision retransmet les cérémonies célébrant la fin de la seconde guerre mondiale. Les trois danseuses se laissent porter par la musique militaire et finissent par trinquer avec les habitués du lieu.




Une mini chorégraphie de Maeva Bdx, exécutée sur le parvis de la Bifliothèque nationale de France, à Paris.



Mars 2021, en pleine crise du Covid, les danseurs se mobilisent pour défendre la culture étouffée par les restrictions sanitaires.
Trois ans plus tard, la culture souffre encore de cette politique sans nuance.